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Tout d'abord, Il y eut des murmures - Espérons qu'il fera beau Dimanche , des rumeurs - Il parait qu'il n'y aura que dix bateaux qui participeront, et même des prédictions - C'est la dernière, vous verrez. Sur le port, quelque chose est dans l'air: les bateaux ne sortent plus, les équipages s'affairent sur le quai, on répare les chaluts, on astique les ponts. Mme Massin, à la cabane du Torbouai, finit ses derniers camélias.

Il faut dire que les Grandcopaises et les Grandcopais travaillent depuis plus de six mois, ils ont choisi leurs couleurs, conçu leurs décorations, ils ont fait 800,000 fleurs en papier, préparé des kilométres de guirlandes, ils ont découpé, mesuré, scié, soudé, peint, pendant des milliers d'heures de travail.

Et puis, sur les bateaux, on a sorti les pots de peinture, les rouleaux, les pinceaux, et les combinaisons blanches. Tout le monde est de la partie, les patrons, les équipages, les familles. Deux bateaux sont même mis en cale sèche pour se faire faire une beauté.

 

Un peu partout, des portes se sont entrouvertes sur des caveaux secrets pleins de guirlandes multicolores et sur des ateliers cachés où on travaille encore sur les grands motifs. Rue des Dames, on se demande si on a assez de guirlandes, on questionne les plans arrêtés depuis des semaines, et on decide de monter les décorations entre deux travées, pour voir.

 

Rue Aristide Briand, devant chez M. Vicquelin, on sort la charpente d'un grand arche, les anciens menuisiers sortent leurs outils, et on scie et on coupe, on enfonce des clous, on agrafe les fleurs, et puis on cache tout derrière une bâche de plastique bleue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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